Note d’information concernant la réévaluation de la balance bénéfices/risques de l’ibuprofène

L’ibuprofène est un anti-inflammatoire non stéroïdien à un usage large et parfois injustifié, prés d’un athlète de haut niveau sur deux prend de l’ibuprofène, en symptomatique et souvent même en préventif.

Une étude franco-danoise menée sur des explants testiculaires de jeunes hommes sportifs, exposés et non exposés à l’ibuprofène ; dont les résultats furent publiés en janvier 2018, prouvant que l’utilisation de l’ibuprofène était à l’origine d’états d’hypogonadisme compensé chez l’homme adulte.

Il était déjà connu que l’ibuprofène étaitun perturbateur endocrinien, mais aussi que l’ibuprofène diminuait la fertilité d’une façon réversible chez les femmes après l’arrêt du traitement et qu’il était responsable de malformations fœtales.

L’ibuprofène, garde une balance bénéfices/risques favorable à ce jour vu, l’absence de nouvelles recommandations d’utilisation. Cependant, dans le cadre du bon usage du médicament et d’un usage rationnel, le CNPM recommande, à ce que l’ibuprofène soit utiliséuniquement en cas de nécessité, àla dose la plus faible et pendant la durée la plus courte afin d’éviter les effets indésirables parfois grave.

Les résultats d’une étude réalisée au Danemark, en collaboration avec une équipe de l’INSERM, concernant les effets de l’ibuprofène sur la physiologie testiculaire , publiée en janvier 2018, fait l’objet d’une analyse au niveau européen, afin de déterminer, notamment, si des études complémentaires concernant ces effets s’avèrent nécessaires.

L’ibuprofène est un anti-inflammatoire non stéroïdien qui fait parti des médicaments les plus largement prescrit.

La disponibilité de ce médicament sans ordonnance contribue à un usage large et parfois injustifié. Il présente un bon profil de tolérance et une marge thérapeutique large, mais il n’ait pas pour autant dépourvu d’effets indésirables.

Une étude franco-danoise menée sur des jeunes hommes sportifs, publiée en janvier 2018, a montré que l’utilisation de l’ibuprofène était à l’origine d’états d’hypogonadisme compensé chez l’homme adulte. Prés d’un athlète de haut niveau sur deux prend de l’ibuprofène, en curatif et souvent même en préventif.

Il fut expliqué et prouvé par les chercheurs franco-Danois en s’aidant d’explants testiculaires adultes, exposés et non exposés à l’ibuprofène comme suit:

Ø L’activité testiculaire des cellules de leydig et de Sertoli y compris la synthèse des stéroïdogène et de la testostérone a été réprimée. Cet effet est connu sous le nom de la répression transcriptionnelle sélective.

Ø La répression transcriptionnelle sélective est expliquée par l’élévation des hormones hypophysaires stimulatrices : l’hormone lutéinisante (LH), principale stimulateur de la testostérone utilisée couramment comme marqueur clinique de la fonction des cellules de leydig. Cette élévation survient en réponse à une fonction altérée des cellules de leydig afin de maintenir des taux normaux ou presque normaux des taux de testostérone par rétroaction hypophysaire-gonadique.

Il était déjà connu que les analgésiques légers appelés « doux » c'est-à-dire en vente libresont des perturbateurs endocriniens. Mais aussi, que l’ibuprofène diminuait la fertilité d’une façon réversible chez les femmes après l’arrêt du traitement et qu’il est responsable de malformations fœtales, prouvées chez le fœtus mais pas chez l’adulte. Cela était du au fait que :

Ø L’ibuprofène est un inhibiteur non sélectif de la cyclooxygénase exigée pour la synthèse de la prostaglandine.

Ø Il a été prouvé que les médicaments inhibant la synthèse de la cyclooxygénase/ la prostaglandine peuvent altérer la fertilité féminine en agissant sur l’ovulation mais aussi masculine. Cet effet est réversible dès l’arrêt du traitement.

En conclusion :

L’ibuprofène, garde une balance bénéfices/risques favorable à ce jour vu, l’absence de nouvelles recommandations d’utilisation.

Cependant, dans le cadre du bon usage du médicament et d’un usage rationnel, le CNPM recommande, à ce que l’ibuprofène soit utilisé pour lebon patient, pourune indication appropriée, à la dose la plus faible, pendant une durée la plus courte et uniquement en cas de nécessité pour soulager les patients et afin d’éviter les effets indésirables parfois grave.

De ce fait, l’ibuprofène, doit être utilisé conformément à son autorisation de mise sur le marché.

Réf :

1 . Drogou. I « L’ibuprofène altère la physiologie de la testostérone », journal le quotidien du médecin 2018.

2. www.univ-rennes1.fr

3. Human reproductive revue ,2013 (volume 28, N°7) ; pages 1890-1898.

4. David Mobjerg et coll. PNAS janvier 2018.

5. Martindale. Volume A, 37 eme édition. Pages : 67.

6.La revue prescrire Décembre 2014/ tome 34 N° 347. Interactions médicamenteuses.

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